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Quel modèle d'IA pour agrandir une image ? Les modèles ouverts derrière chaque outil Airpic

Quel modèle d'IA pour agrandir une image, restaurer un visage ou détourer un produit ? Sur Airpic, la réponse tient dans une liste courte : Real-ESRGAN, GFPGAN, BiRefNet, DDColor, SCUNet, Restormer, LaMa, FLUX.2 klein, Whisper et Qwen3, dont les modèles d'image sont tous publiés sous une licence qui autorise l'usage commercial. Voici ce que fait chacun, pourquoi nous n'utilisons aucune boîte noire, et où tournent ces modèles.

Pourquoi savoir quel modèle d'IA tourne derrière un outil

Un outil d'IA en ligne qui ne dit pas quel modèle il exécute vous demande de lui faire confiance sur trois points que vous ne pouvez pas vérifier. Le premier est la reproductibilité : si le service change de modèle sans prévenir, la photo que vous agrandissez en janvier et celle que vous agrandissez en mars n'auront pas le même rendu, et une série de visuels produit perd sa cohérence. Un modèle nommé et versionné (Real-ESRGAN x4plus, GFPGAN v1.4) se comporte de la même façon d'une image à l'autre, et vous pouvez même le faire tourner sur votre propre machine pour comparer.

Le deuxième point est la licence. Un modèle est publié avec des conditions d'utilisation, et certaines interdisent tout usage commercial du modèle ou de ses sorties. Si vous ne savez pas quel modèle a produit votre image, vous ne savez pas si vous avez le droit de la vendre, de l'imprimer pour un client ou de la mettre dans une fiche produit. Le service qui cache son modèle vous transfère ce risque sans le dire.

Le troisième point, ce sont les attentes. Chaque modèle a un domaine : Real-ESRGAN ajoute du détail cohérent à une photo mais ne rend pas lisible un texte qui ne l'était pas ; GFPGAN reconstruit un visage mais ne connaît pas la personne ; BiRefNet découpe un sujet mais ne corrige pas une exposition. Connaître le modèle, c'est savoir à l'avance ce qui va fonctionner et ce qui ne fonctionnera pas, au lieu de dépenser un crédit pour le découvrir. C'est aussi la différence de fond avec un assistant IA généraliste : celui-ci génère une nouvelle image d'un ou deux mégapixels qui ressemble à la vôtre, alors qu'un modèle de restauration travaille sur vos pixels et les conserve. Si vous voulez voir ce que cela change à l'écran, l'article améliorer une photo avec un assistant IA compare les deux approches sur les mêmes fichiers.

La liste par outil : Real-ESRGAN en ligne, GFPGAN en ligne et les autres

Voici, outil par outil, le modèle qui s'exécute quand vous cliquez sur « Traiter », avec sa licence. Il n'y en a pas d'autres : si un modèle n'est pas dans cette liste, il n'est pas dans Airpic.

  • Agrandir une image : Real-ESRGAN x4plus pour les photos et Real-ESRGAN x4plus-anime pour le dessin à aplats, licence BSD-3. Les facteurs ×2 et ×4 passent en une seule inférence ; au-delà, l'image est découpée en tuiles puis recomposée, jusqu'à 600 mégapixels. C'est la réponse à la recherche « Real-ESRGAN en ligne » : le même modèle que celui du dépôt public, sans installation ni carte graphique chez vous. La page agrandir une image l'utilise pour les photos, et agrandir un anime ou une illustration bascule sur la variante anime.
  • Supprimer le fond : BiRefNet, licence MIT. Le masque est calculé à la résolution complète de votre fichier, cheveux compris, puis le fond devient transparent, blanc, noir ou une couleur hexadécimale de votre choix. C'est le modèle derrière supprimer le fond d'une photo.
  • Coloriser une photo noir et blanc : DDColor, licence Apache-2.0, en deux rendus (naturel et vif) avec un curseur d'intensité.
  • Réduire le bruit : SCUNet, licence Apache-2.0, avec un curseur d'intensité.
  • Corriger une photo floue : Restormer, licence MIT, en deux variantes selon que le flou vient d'un mouvement ou d'une mise au point ratée.
  • Supprimer des objets : LaMa, licence Apache-2.0, appliqué par zones sur le masque que vous peignez dans le navigateur.
  • Restaurer les visages (dans Restaurer des photos anciennes et dans l'option « améliorer les visages » d'Agrandir) : GFPGAN v1.4, licence Apache-2.0. L'alignement du visage avant le modèle et son recollage dans la photo sont du code écrit par Airpic. C'est ce que cherchent les requêtes « GFPGAN en ligne » : le modèle d'origine, avec un collage qui respecte la teinte de peau, les cheveux et le cou du cliché de départ.
  • Restaurer avec des photos de référence : FLUX.2 klein 4B, licence Apache-2.0. Vous ajoutez jusqu'à trois photos nettes de la même personne, et le modèle guide la reconstruction du visage vers cette identité plutôt que vers un visage moyen.
  • Transcrire une vidéo : Whisper large-v3, 99 langues, sortie TXT, SRT, VTT et JSON dans un ZIP.
  • Résumés et chapitres (Vidéo en document, choix des moments pour les shorts) : Qwen3, qui reçoit la transcription et renvoie un titre, un résumé, des points clés et des chapitres horodatés.

Deux précisions utiles. Aucun outil photo ne redessine votre scène à partir de zéro : même FLUX.2 klein, qui est un modèle génératif, ne reçoit que le visage aligné et vos références, et son résultat est réaligné puis mélangé aux pixels d'origine selon le curseur de fidélité. Et la compression n'utilise aucun réseau de neurones : c'est un encodage JPEG, WebP, AVIF ou PNG classique sur processeur, ce qui explique qu'elle prenne quelques secondes et qu'elle soit entièrement gratuite, traitement et téléchargement compris.

Modèles open source pour restaurer des photos : ce que « licence commerciale » veut dire pour vous

BSD-3, MIT et Apache-2.0 sont trois licences dites permissives. Concrètement, pour vous : l'image qui sort d'Airpic vous appartient et vous pouvez l'utiliser dans votre activité. Imprimer un portrait restauré et le facturer à un client, publier une photo détourée dans une boutique en ligne, agrandir un visuel pour un salon, vendre un tirage : rien dans la licence de ces modèles ne s'y oppose. Vous n'avez aucune mention à ajouter sur l'image et aucune redevance à verser. Vous restez bien sûr responsable des droits sur la photo de départ.

Il existe pourtant des modèles qui donnent de très bons résultats sur certains cas et que nous n'utilisons pas. Plusieurs modèles populaires d'agrandissement et de reconstruction de visages sont publiés sous une clause « non commercial » : leur auteur autorise la recherche et l'usage personnel, pas la vente d'un service construit dessus, et parfois pas l'usage commercial des images produites. D'autres n'ont tout simplement pas de licence vérifiable, ou reposent sur des poids dont la provenance n'est pas documentée. Un service peut les faire tourner en espérant que personne ne regarde ; nous avons choisi de ne pas le faire, parce que le risque retombe sur vous : si vous imprimez une série d'affiches pour un client à partir d'une image produite par un modèle non commercial, c'est votre livrable qui est fragile, pas celui du service.

Ce choix a un coût que nous assumons. GFPGAN v1.4 est sous Apache-2.0, mais la bibliothèque qui servait historiquement à découper et recoller les visages héritait de code publié sous une licence non commerciale. Plutôt que de l'ignorer, nous avons réécrit cette partie : alignement sur cinq points, masque de peau et de cheveux, égalisation de la couleur et mélange progressif dans la photo. Résultat visible pour vous : le visage restauré garde la teinte de peau de l'original et ne ressort plus comme un carré net collé sur un cou flou. Résultat invisible mais réel : toute la chaîne de restauration de photos anciennes peut servir à un travail facturé.

Un avertissement honnête, parce qu'une licence ouverte ne garantit pas un bon résultat : GFPGAN ne connaît pas la personne sur la photo. Sur un visage très dégradé (capture d'écran de messagerie, scan à faible résolution), un curseur de fidélité à 100 % produit un visage net mais générique, qui ressemble à « quelqu'un » plus qu'à votre grand-père. C'est pour cela que l'outil place ce curseur à 60 % par défaut : la ressemblance passe avant la netteté. Et enchaîner plusieurs passes du même modèle n'améliore pas la ressemblance, chaque passe accumule le même a priori. Si la personne compte plus que le piqué, ajoutez une à trois photos de référence : c'est exactement pour ce cas que FLUX.2 klein figure dans la liste. Le cas limite des captures de messagerie est détaillé dans photo WhatsApp pixelisée : que peut-on récupérer.

Où tournent ces modèles et avec quelles limites de taille

Tous les modèles de cette liste s'exécutent sur des GPU situés dans l'Union européenne. Votre fichier est envoyé en HTTPS, traité, puis supprimé : au plus une heure après votre téléchargement, un jour au maximum si vous ne téléchargez pas. Aucune image ne sert à entraîner un modèle, ni les nôtres ni ceux d'un tiers. Le trajet complet d'un fichier et ce que le RGPD exige d'un outil d'IA sont décrits dans traitement d'images dans l'UE.

Chaque modèle a une taille maximale d'entrée, qui découle de la mémoire de la carte graphique et du temps de calcul que nous acceptons de faire tourner pour un seul crédit :

  • Agrandir : jusqu'à 600 mégapixels en sortie grâce au découpage en tuiles ; les facteurs ×2 et ×4 en passe directe acceptent une entrée jusqu'à 32 mégapixels.
  • Restaurer des photos anciennes : entrée jusqu'à 20 mégapixels. Au-delà, réduisez d'abord le scan ; la reconstruction d'un visage n'a pas besoin de plus.
  • Corriger une photo floue : entrée jusqu'à 25 mégapixels, parce que Restormer travaille sur l'image entière et non par visage.

Les formats acceptés sont les mêmes partout : JPG, PNG (avec transparence et en 16 bits), WebP, TIFF, HEIC et AVIF. L'orientation EXIF est appliquée et le profil colorimétrique ICC est conservé, ce qui compte si l'image part ensuite chez un imprimeur.

Côté temps, dans nos tests en production du 19 septembre 2026, une photo ancienne de 1000 × 1289 pixels a été restaurée en 9 secondes, en trois étapes successives : nettoyage, visages puis couleur. Le même jour, un scan penché de 2,5 degrés a été redressé automatiquement, avec une correction mesurée de 2,48 degrés. Ces durées valent pour un serveur déjà chaud ; le premier travail après une période d'inactivité ajoute le démarrage du GPU et le chargement des poids du modèle, de l'ordre d'une minute. Vous voyez cette attente dans la barre de progression, pas sur votre compte de crédits : le traitement et l'aperçu restent gratuits, seul le téléchargement du fichier complet en consomme un, une fois votre téléchargement gratuit du mois utilisé.

Vérifier par vous-même, puis restaurer une photo pas à pas

La page « À propos d'Airpic », accessible depuis le pied de chaque page, reprend cette liste sous forme de tableau : pour chaque outil, le modèle, sa version, sa licence et un lien vers le dépôt public où vous pouvez lire la licence vous-même et, si vous avez une carte graphique, faire tourner le modèle chez vous pour comparer. C'est volontaire : un service qui nomme ses modèles accepte d'être vérifié. Si la question des données vous retient encore, que deviennent vos photos sur un site d'IA détaille ce que nous conservons et pendant combien de temps.

Voici comment se déroule une restauration, étape par étape, avec les réglages qui comptent :

  1. Choisissez le fichier. Scannez la photo en 600 ppp plutôt qu'en 300 si le tirage est petit : le modèle aura plus de pixels à exploiter tout en restant sous les 20 mégapixels. JPG, PNG ou TIFF conviennent. Une carte apparaît avec la miniature, la taille d'entrée et la taille de sortie prévue.
  2. Réglez la fidélité. Le curseur est à 60 % par défaut. Laissez-le là pour un portrait de famille ; descendez vers 40 % si la photo est très abîmée et que la ressemblance passe avant la netteté ; montez vers 80 % uniquement si le visage de départ est déjà lisible.
  3. Ajoutez des références si la personne compte. Jusqu'à trois photos nettes de la même personne, de préférence de face. Le curseur passe alors à 85 % et l'outil vous propose plusieurs candidats avec un score de ressemblance : choisissez à l'œil, le score n'est qu'une aide.
  4. Cochez ou non la colorisation. Elle lance DDColor après la restauration. Pour une photo sépia que vous voulez garder sépia, laissez la case décochée.
  5. Choisissez ×1 ou ×2. ×1 restaure à la taille d'origine ; ×2 agrandit en même temps le fond avec Real-ESRGAN. Pour un tirage, ×2 ; pour un envoi par messagerie, ×1 suffit.
  6. Cliquez sur Traiter et regardez les étapes. Le résultat affiche une puce par étape : nettoyage, visages, couleur. Cliquez sur chacune pour comparer le rendu de cette étape avec l'original dans le comparateur. Si la couleur ne vous convainc pas mais que les visages sont bons, « Répéter avec d'autres réglages » relance sans la colorisation, le fichier reste chargé.
  7. Téléchargez. Le premier téléchargement complet du mois est gratuit ; ensuite un crédit par image, sans date d'expiration. Le fichier est supprimé de nos serveurs au plus une heure plus tard.

Si le scan présente des rayures ou des taches, la case « Réparer » ouvre un éditeur de masque dans le navigateur : peignez les zones abîmées, elles passent par LaMa avant le nettoyage. Et si la photo est de travers, « Redresser » corrige l'angle automatiquement, comme sur le scan de 2,5 degrés cité plus haut. Pour les cas difficiles (photos déchirées, plusieurs visages, scans de journaux), le guide restaurer des photos anciennes avec l'IA complète cet article. Vous savez maintenant exactement quel modèle va toucher votre photo : restaurer une photo ancienne commence par glisser le fichier dans la page.

FAQ

Quel modèle d'IA Airpic utilise-t-il pour agrandir une image ?

Real-ESRGAN x4plus pour les photos et Real-ESRGAN x4plus-anime pour les dessins et illustrations, tous deux sous licence BSD-3. Les facteurs ×2 et ×4 passent en une seule inférence ; au-delà, l'image est découpée en tuiles et recomposée, jusqu'à 600 mégapixels pour l'impression grand format.

Peut-on utiliser GFPGAN en ligne sans l'installer ?

Oui. L'outil Restaurer des photos anciennes et l'option « améliorer les visages » d'Agrandir exécutent GFPGAN v1.4 sur un GPU dans l'Union européenne, sans compte ni installation. Le traitement et l'aperçu sont gratuits ; le téléchargement complet utilise votre téléchargement gratuit du mois ou un crédit.

Les images produites par Airpic peuvent-elles servir à un usage commercial ?

Oui. Les modèles d'image de la liste (Real-ESRGAN, BiRefNet, DDColor, SCUNet, Restormer, LaMa, GFPGAN, FLUX.2 klein) sont publiés sous BSD-3, MIT ou Apache-2.0, des licences qui autorisent l'usage commercial. Les résultats vous appartiennent, sans mention à ajouter ni redevance. Vous restez responsable des droits sur la photo de départ.

Quels modèles open source pour restaurer des photos anciennes ?

Airpic enchaîne Real-ESRGAN x4plus pour le fond, GFPGAN v1.4 pour les visages et DDColor pour la couleur, avec LaMa pour effacer les rayures que vous marquez. Avec des photos de référence, FLUX.2 klein 4B guide la ressemblance. Tous sont publiés sous une licence ouverte autorisant l'usage commercial.

Nous l'avons mesuré

  • Une photo ancienne de 1000 × 1289 px restaurée en 9 secondes, en trois étapes : nettoyage, visages et couleur. (19-09-2026)
  • Un scan incliné de 2,5 degrés a été redressé automatiquement (correction de 2,48 degrés). (19-09-2026)

Mesuré sur airpic.app avec le GPU déjà lancé. Si personne ne l'a utilisé depuis un moment, le premier traitement met 40 à 90 secondes de plus à démarrer.

Restaurer une photo ancienne avec Airpic

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